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Scénario : Nick Lepard
Avec : Hassie Harrison, Jay Courtney, Ella Newton, Josh Heuston.
Distribué par The Jokers - Sortie le 23 Juillet 2025 - Note : 9/10
Sous ce titre, au demeurant fort simple, se cachent deux choses, de grande qualité de surcroît : c’est un film d’épouvante australien et il y a des requins. Le mélange pouvait faire peur dans le mauvais sens du terme, le résultat est une réussite. Ça donne envie, non ? Alors continuons…
Tucker est propriétaire d’un bateau en Australie qui organise des sorties en pleine mer pour voir des requins en vrai, via une cage immergée à quelques mètres. Mais Tucker est aussi un psychopathe monstrueux, qui kidnappe d’innocentes proies féminines, les séquestre jusqu’à un point bien isolé de l’océan, les attache au bout d’un filin qu’il descend peu à peu dans l’eau après avoir attiré des requins avec des viscères et autres appâts sanguinolents. Et il filme ces moments privilégiés. Un jour Zéphyr croise sa route. Sauf qu’elle ne compte pas rester victime, et elle fera tout pour lui démontrer…
Ok, alors déjà, le fantastique australien dans le cinéma, c’est souvent d’excellente qualité avec des classiques voir des chef-d’œuvre : « Mad Max » bien sûr mais aussi dans les eighties « Pique-nique à Hanging Rock », « Harlequin », « Long week-end », « Next of Kin », « Razorback », « Patrick », et plus près de nous, « Wolf Creek », « Rogue », etc…
Et « The lovely ones » de Sean Byrne, réalisateur de « Dangerous Animals ». Lequel traite aussi de la peur du requin, pauvre bestiole devenu un monstre depuis « Jaws » avec dans ses meilleurs ersatz, « The shallows » tout en haut, en dessous « Deep Blue Sea » et « 47 mètres don : uncaged » - séquelle plus réussie que son modèle original -, en bas la version préhistorique avec « The Meg » - beau monstre, film débile et pourri -, et ensuite les séries Z parfois irregardables.
Donc, on mélange tout ça - Oz et sélachimorphes divers -, on y rajoute un peu de « Silence des agneaux » avec son portrait de psychopathe bien barré, un scénario qui tient la route avec des réactions intelligentes des protagonistes, pas d’humour et beaucoup de tension et d’horreurs, le tout concocté par un plutôt doué dans son genre - « The loved ones » est très dérangeant, glauque et définitivement terrifiant ! » -, et on obtient ni plus ni moins qu’un des meilleurs films de 2025, sélectionné en plus à la quinzaine des réalisateurs à Cannes ! Byrne et son scénariste, Nick Leopard, savent qu’on peut très vite tomber dans le navet du genre, aussi tout y est logiquement décrit, orchestré, mis en place, avec des réactions crédibles de survivance : un serial-killer dont on en apprend plus au fil de l’histoire et qui s’affilie sans problèmes à des « vrais » - il collectionne tout ce qui est lié aux derniers instants de ses victimes, de la vidéo à des « morceaux » de leur physique, il ne jubile que lorsqu’il attend son spectacle….-, une victime au passif qui sera différent des autres, et des collatéraux ayant leur importance au milieu d’eux.
Et en second acteur de ce cauchemar, des requins, normaux, pas monstrueux, utilisés comme instruments de torture et de mort par un taré d’où des séquences terrifiantes car tellement vraies dans leur mise en œuvre.
Rien de superflu, d’inutile, de ridicule, Tucker donne l’occasion à Jay Courtney de faire oublier ses piètres exploits précédents - le fils de John McLane dans DIE HARD 5 par exemple -, Hassie Harrison n’est pas une Zéphyr bimbo potiche mais une battante crédible, et Sean Byrne connaît toutes les ficelles pour donner à ce scénario la tension et l’intensité adéquate pour faire de « Dangerous Animals » une vraie réussite du genre qui servira de référence.
Bon dernière chose : le visuel français est laid à mourir, on est limite proche d’une parodie - la fille ds l’eau, un aileron de requin à un mètre d’elle comme si elle était sur son dos, le bateau au loin avec une autre fille accrochée à un câble comme si elle apprenait à nager !…- les originales misant plus sur un sentiment de peur et de terreur. Ceci n’étant qu’un avis personnel, le plus important étant de ne pas passer à coté de cet excellent shocker maritime d’épouvante.
Stéphane THIELLEMENT
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